Goodbye Jerusalem

Documentaire (en cours) coréalisé avec Mariette Auvray, produit par Les Films du Tambour de Soie.

Projet participant à la session Eurodoc 2015, soutenu en développement par la région PACA, le programme Média de l'UE et la Procirep. Lauréat de la bourse Louis Lumière 2016 et de la bourse Brouillon d'un rêve de la Scam.

Goodbye Jerusalem est une exploration, à travers le portrait de quatre jeunes israéliens de Jérusalem, des fractures de la société israélienne.

Extraits de la note d'intentions

 
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Qu’ils se confrontent à la réalité ou qu’ils cherchent à l’éviter, qu’ils restent ou qu’ils partent, qu’ils luttent ou qu’ils baissent les bras, ils semblent toujours tiraillés, oscillant entre nécessité de résister et désir de tout rejeter.
Ce sont ces nœuds inextricables qui nous intéressent dans notre film. C’est la façon dont ces jeunes portent en eux l’Histoire violente et douloureuse d’Israël, et comment chacun s’évertue à trouver sa propre façon de composer avec elle et d’exister.
Leurs récits de l’intérieur, leur création artistique, leur militantisme, leurs choix de vie nous font entendre les lignes de fracture qui traversent la société israélienne.
 
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Dans nos précédents travaux cinématographiques respectifs, principalement des portraits documentaires, nous avons tous deux filmé des personnages en prise avec leur histoire, leur famille ou communauté, nous attachant à dépeindre des trajectoires de vies. Ce nouveau projet s’inscrit dans cette lignée documentaire. Avec Goodbye Jerusalem, nous voulons explorer l’influence de ces deux contextes sur ces individualités : comment d’une part, le pays, la société israélienne agit sur ces jeunes, forge leur caractère et leur identité ; et comment, d’autre part, leur communauté fait office pour eux de seconde famille ; comment cette vie en groupe les construit personnellement, influençant leurs opinions, leurs choix, leurs désirs.
 
Parler avec ces jeunes de leur vie en Israël, c’est entrer dans une exploration de leur divorce avec leur pays ; c’est saisir les rouages de cette rupture consommée, dans toute son étendue, avec ses ramifications et ses manifestations. Douleurs silencieuses, dilemmes, violences insidieuses, questionnements identitaires, existences sous tensions ou sentiments de marginalisation, Goodbye Jerusalem fera état de la difficile réalité psychique et émotionnelle d'une frange de la jeunesse d'Israel.
Voyage dans la noirceur d’un pays, mais pas seulement. Car la communauté, elle, génère chez eux l’énergie, le bonheur d’être ensemble et de créer. C’est dans ce contraste que nos personnages nous intéressent, nous voulons autant filmer leurs parts d’ombre que de lumière ; nous voulons les révéler entiers, profonds, dans la colère, la tristesse, la douceur ou la joie éclatante.